Thèses et mémoires préparés
par des étudiants du CPU

Pour comprendre les motivations et les projets des doctorants inscrits au CPU,
nous avons interrogé une doctorante colombienne et une doctorante chinoise.

Interview de Laura Camacho, Colombienne,
Doctorante en 1ère année de doctorat, préparant un une thèse intitulée provisoirement : « Impact de l’hospitalisation sur le patient douloureux chronique : à la recherche du soi perdu, la douleur d’à côté »

Pourquoi es-tu venue faire des études à Lyon ?

Je suis venue en France pour faire des études supérieures de psychologie ici. Je voulais découvrir une autre culture, partir à l’étranger, voyager et conquérir mon autonomie.

Que t'apporte le CPU ?

Le CPU m’apporte un grand soutien dans mes études, surtout au niveau de l’apprentissage de la rédaction des textes. Il me procure aussi un soutien moral dans le sens où il est très «déstressant » de sentir qu’il y a quelqu’un toujours là pour m’aider à corriger mes écrits.

Comment s’est réalisée ton insertion en France ?

Mon intégration en France s’est faite progressivement, mais sans contretemps ni difficultés majeures. Ce qui a été le plus difficile a été de comprendre et d'effectuer les démarches administratives. Au niveau social j’ai eu la chance de rencontrer des Français et des étrangers très gentils, qui m’ont permis de m’intégrer socialment.

Comment vois-tu ton futur ?

J’aimerais travailler et m’installer en France. Mon projet professionnel est de travailler dans un hôpital comme psychologue clinicienne et de devenir, à long terme, professeur d’université.

Interview de la doctorante chinoise Huijing SUN
Doctorante préparant une thèse en sociologie et psychologie sociale.

Pourquoi as-tu décidé de faire des études en  ?

Je voulais voir de mes propres yeux ce qu’étaient la France et les Français. En Chine, J’ai appris le français mais un apprentissage « muet » (très peu de pratique). Je voulais une vision plus large. C’est ainsi que j’ai pensé faire des études en France. Par ailleurs, le coût des études supérieures est raisonnable en France et moins cher que dans les pays anglophones. Je suis en France depuis 9 ans. J’ai fait une licence, un master et maintenant je prépare un doctorat.

Quel est ton sujet de thèse ?

Mon sujet porte sur les stratégies d’adaptation interculturelle des étudiants chinois en France, dans leurs études et leur vie quotidienne. Je suis en train de terminer la rédaction et j’espère soutenir avant l’été prochain.

Comment as-tu connu le CPU ?

C’est par une copine taïwanaise que je suis venue depuis 2 ans. Je regrette de pas être venue plus tôt car l’ambiance y est très bonne, les activités intéressantes et il est possible de rencontrer et de connaître des gens. C’est une richesse pour les contacts avec les bénévoles et les autres étudiants, et aussi une autre piste pour toucher vraiment la culture française.

Comment s’est passée ton intégration à Lyon ?

La première année, ce fût très difficile, mais maintenant, c’est plus facile pour moi. J’ai eu des difficultés linguistiques, évidemment, bien que j’aie appris le français avant. ’ai fait souvent des erreurs d’interprétation, orthographiques et aussi culturelles.
Pour soulager ma famille d'un poids économique , j’ai toujours travaillé à côté de mes études comme babysitter, femme de ménage, serveuse dans un restaurant chinois et fait aussi un peu d’interprétariat. Maintenant, j’ai un job à mi-temps à la bibliothèque universitaire. Toutes ces expériences m’ont beaucoup aidé, non seulement financièrement mais aussi spirituellement. C’était difficile, mais par ce biais, j’ai connu des personnes, amélioré ma langue, renforcé ma capacité d’adaptation. Je suis contente.
Par ailleurs, je trouve les Français très enthousiastes : ils expriment bien leurs sentiments et profitent bien de la vie. Pour eux, la vie familiale est très importante. Les grands parents peuvent accompagner les petits enfants mais ce sont les jeunes parents qui s’occupent et éduquent leurs enfants. En Chine, ce n’est pas la même situation. Pour les Français, l’équilibre entre la vie familiale et la vie professionnelle est important. Les vacances sont nécessaires pour mieux travailler. De plus, il me semble qu’ils sont plus directs car en Chine, on évite les confrontations.

Que comptes-tu faire après ton doctorat ?

Idéalement, j’aimerais trouver un poste dans l’enseignement supérieur en France pour avoir un peu d’expérience, puis retourner Chine.

Si vous êtes intéressé par cette thèse, vous pouvez adresser un mail au CPU.
Nous vous mettrons en contact avec le bénévole qui accompagne ou qui a accompagné ces doctorantes:
mail au CPU

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